Vendredi 9 mai 2008

L'AMBITION  DE CE BLOG EST DE PRESENTER MON LIVRE "REVERIE" PAR EPISODES.
 
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DANS "ARTICLES RECENTS" ( COLONNE DE DROITE)

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MAIS PEUVENT EGALEMENT ÊTRE LUS SEPAREMENT.

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DJU 770

par dju770
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Vendredi 9 mai 2008
ATTENTION ! LISEZ LE PREMIER CHAPITRE AVANT DE COMMENCER LA LECTURE DE CETTE PAGE 
(SUR CE BLOG, A DROITE)


Le héro de "Rêverie" se réveille, après un accident de voiture, dans un monde étrange.
Il est devenu aveugle.
Il est accueilli par une ancienne collègue de travail et vit un étrange rapprochement avec elle...

CHAPITRE 2 : RENCONTRE AVEC MIMI.

Je suis à nouveau dans le noir ; C'est comme un grand vertige qui me prend. Ce n'est pas très agréable. Je perds mes repères. Je suis comme dans une chute interminable silencieuse et douloureuse... Je suis dans une angoissante solitude. Tout à coup une voix retentit qui ralentit ma chute :

-"Monsieur Lavigne ?"

 

La chute s’arrête. Je réponds :

-"Oui ! Qui est là ?"

 

-"Je suis votre ancien voisin... !  ...Michel Lecocq !"

 

-"Je reconnais en effet cette voix trop aiguë pour être celle d’un homme, mielleuse, sautillante et faussement féminisée. Un bruit de lèvres pincées scande chaque fin de phrase. Qu'est-ce qu'il fait là celui-là ? Pourquoi vient-il me rendre visite ? Comment a-t-il appris mon accident ?

 

Je m'oblige à être aimable :

-"Monsieur Lecocq, vous êtes venu me voir ! C'est très gentil de votre part ... "

 

Le ton de ma voix trahit un manque de sincérité. Je déteste ce gars-là : c’est un homo.

J'étais franchement gêné de ce tête à tête imprévu, avec ce voisin que j'évitais soigneusement. Mais là, j'étais coincé. Impossible de fuir !

Monsieur Lecocq était un voisin du genre  ...dérangeant ! Il recevait chez lui jour et nuit... mais pas n'importe qui ! C'était un défilé permanent de beaux garçons : des italiens, des hollandais, des brésiliens. Voyants,  efféminés, tortillant des fesses dans des tenues moulantes, avec des décolletés gonflés et provocants, des tenues excentriques, maquillés, permanentés, faux seins, faux ongles,... bref, sur notre palier commun, c'était le défilé de la gay-pride tout au long de l'année ! Les danseurs brésiliens du « Paco cabana », la boîte gay à la mode, se succédaient...Mon voisin était homo, voyant et bruyant !

Fréquemment en effet, il nous faisait profiter de « scènes de ménage », de crises de jalousie bruyantes et désordonnées, de disputes avec hurlements, insultes obscènes et menaces de suicides. Depuis que ce « monsieur » avait emménagé dans l'appartement mitoyen au nôtre, ... c'était l'enfer !

Mes nombreuses plaintes auprès du syndic étaient restées sans effet. On ne pouvait pas l'expulser. On n'arrivait pas à le calmer. Il était chez lui ! On ne pouvait rien faire...

Aussi, et afin de protéger ma petite vie droite et bien rangée, j'avais  cherché à couper court à toute relation On ne discute pas avec des gens comme ça ! ....

Je ne voulais pas que ce « foyer » instable et dépravé perturbe l'équilibre de ma petite famille. Quel mauvais exemple pour mes enfants... !

 

 

 

 


 

 













 

 

Alors se retrouver là, vulnérable devant ce type malsain et désaxé..

Étais-je seulement présentable ? N'allait-il pas essayer de profiter de la situation ? Que cherchait-il au juste ?

Quand je pense à ce qui devait se passer, toutes les nuits, chez lui, juste derrière la cloison de notre chambre !

Ca me dégoûte...Ce gars là me dégoûte vraiment !

Un jour il avait fait une tentative de suicide : peine d'amour ou quelque chose comme ça... Les pompiers étaient venus en urgence : samu, police. L'immeuble tout entier subissait sa folie et ses crises. C'était insupportable !

C'était risible et  triste à la fois ! Un grand malaise !

Vraiment le pauvre type !... Quel cinglé !

S’il savait tout le mal que je pense de lui !

 

A ce moment, il intervient interrompant ma réflexion, comme s’il lisait dans mes pensées :

-"Je sais tout le mal que vous pensez de moi, Monsieur Lavigne. Je le ressens en direct et j'en souffre, mais tant pis je veux quand même vous parler... Je dois absolument vous

parler ... "

 

Je m’attends au pire, mais je reste silencieux, interdit.

-"Vous ne m'aimez pas, je le sais, je l'ai toujours su. Dans l'immeuble, personne ne m'aimait.

Tout le monde me méprisait même ! ... "

Il avale sa salive. Les mots ont l’air de le faire souffrir. Il réunit ses forces pour continuer :

 

-"…Oui, du mépris ! C’était même du mépris ! On peut le dire !

J'ai essayé de vivre avec ! J'ai essayé de l'ignorer... Ignorer le mépris des autres ! Comment peut-on ?

Ca vous ronge de l'intérieur, ça vous détruit à petit feu, le mépris ! Pourquoi tant de haine ? Vous comme les autres !

N'avez-vous jamais essayé de comprendre, d'accepter au moins la différence ?... La différence !

Mais ça dérange, …ça remet en question, …c'est pas confortable hein, la différence !"

 

Pourquoi vient-il me raconter tout ça ? Il a l’air énervé. Il a l’air de m’en vouloir. Il me fait presque peur… On se croirait en pleine "cage aux fofolles"…

Ses peines et ses états d'âme ne me concernent pas ! Essaie-t-il de me rallier à sa cause ? Est-ce que par hasard je lui plairais ? Qu’est-ce qu’il cherche au juste ? Il vient me faire une scène, à moi sur un lit d’hôpital ? Et personne ne vient pour le calmer… !

 

Il continue sur un ton excédé, il a du mal à se contrôler et il parle de plus en plus fort :

"Au fond,  j'étais  pas si différent que ça, il ne manquait pas grand chose pour que l'on se comprenne, vous et les autres : un peu de communication, de partage, d'échange, un peu de relation humaine ! Voilà, c’est tout ! Mais personne ne m’a tendu la main. Les regards qui vous évitent, les rires dans mon dos, les mots anonymes dans ma boîte à lettres… J’en ai subi des choses…

Et pourtant, au fond de moi, tout au fond, la même soif, la même recherche de bonheur, la même quête d'absolu que vous ... que les autres …en un mot le même besoin d'Amour...."

 

Ces derniers mots sortaient avec peine de sa bouche, secouée par de gros sanglots et mouillée d'abondantes larmes. Les mots « besoin d’Amour » semblaient venir du fond de son être, son moi profond. Il hurlait toute sa souffrance, accumulée depuis si longtemps. Je ne savais pas. J’avais honte de n’avoir pas soupçonné une si grande détresse, là, tout près. Comment aurais-je pu deviner ?

 

Il se calme enfin, et reprend son souffle :



SUITE LE 18 MAI
ECRIT ET IMAGINE PAR DJU770

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par dju770 publié dans : LE LIVRE communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mercredi 7 mai 2008
QUAND JE VOIS A LA TELEVISION
MOURIR DES GENS, FUNESTES PROFUSIONS
DES PAYS OU L'ON N'A RIEN
OU LA VIE EST CELLE D'UN CHIEN

OU LA JUNTE AVEUGLEE PAR L'ORGUEIL
NE CRAINT QUE DE PERDRE SON BEAU FAUTEUIL
D'OU ELLE IGNORE LA SOUFFRANCE ET LA MORT
QUOTIDIEN LA-BAS DES HOMMES ET DES PORCS

DE TOUS CEUX QUI LUTTENT POUR LA VIE
MALGRE LES CYCLONES, LES TSUNAMIS
LES FAMINES, LA PENURIE, LA GUERRE
CES HOMMES, MES FRERES QUI SURNAGENT DANS LA MISERE.

JE SUIS BIEN LOIN MOI DONT LA MAISON
NE CRAINT AUCUNE INONDATION
MOI QUI SUIS PAR METEOFRANCE
DU MOINDRE VENT ALERTE, QUELLE CHANCE !

MOI DONT L'EAU SI PROPRE DU ROBINET
NE ME SUFFIT NI NE ME PLAIT
MOI QUI SUIS PAR LA COMPAGNIE
ASSURE SUR LA VIE, SUR LA MALADIE

QUE FAIRE POUR LES AIDER ?
OU COURIR ? COMMENT PARTAGER
MON LUXE, MON CONFORT, MA BELLE SERENITE ?
COMMENT PORTER TOUTE L'HUMANITE ?

MOI QUI AI TANT RECU ! MOI QUI N'AI DE MERITE
QUE DE NAITRE A LA BONNE PAGE, DANS LE BON CHAPITRE
JE VEUX AVEC VOUS CRIER MA PEINE, MA DOULEUR
DE VOIR TANT DE SOUFFRANCES, DE PLEURS.

par dju770 publié dans : POESIE communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Samedi 26 avril 2008

POURQUOI ME DISTRAIRE DE CES LARMES ?
COMMENT ME REJOUIR DE CES ARMES
DE TOUTE VIOLENCE J'AI ASSEZ
JE NE PEUX DANS L'HORREUR ME REGALER

LE CINEMA REFLETE-T-IL CE QU'IL VOIT ?
UNE SOCIETE QUI SE DEVOIE
ET RECHERCHE SUR FOND DE TERREUR
A NIER SES ANGOISSES, SES PEURS ?

LE PLAISIR AUJOURD'HUI
EST-IL A CE PRIX, MACABRE MECHOUI
DU SANG SUR FOND NOIR, DU NOIR EN ESPRIT
ET POUR LONGTEMPS TOUS LEURS REVES SALIS ?

LA MODE DECRETE DU PLUS BEL EFFET
TOUS LES CRIMES ODIEUX, ET SE SATISFAIT
DE CES FAIBLES ESPRITS QUI VONT EN CONVOIS
REMPLIR LES SALLES OBSCURES, TELS DES ANCHOIS

QUI DU CINE OU DE LA SOCIETE
EN MATIERE DE VIOLENCE A ETE LE PREMIER ?
FAIRE DE L'ARGENT DEVRAIT ETRE POSSIBLE
SANS SALIR L'HOMME D' IMAGES, Ô COMBIEN NUISIBLES !

EST-IL DE PLUS GRANDE DECADENCE
QUE CET ART QUI PRETEND FAIRE BOMBANCE
JOUER, DANSER, ET DONNER EN PÂTURE
D'ODIEUSES SEQUENCES EN GUISE DE NOURRITURE ? 

FAISONS D'ABORD LE MONDE PLUS JUSTE,
PARTOUT DELOGEONS LA MISERE QUI S'INSCRUSTE.
PARTAGEONS LE BONHEUR, RETROUVONS LE SOURIRE
AVANT QUE D'ALLER D'INUTILES VIOLENCES SE NOURRIR.

DJU770

par dju770 publié dans : POESIE communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Samedi 26 avril 2008
CHAPITRE 1 : NATACHA

Je suis dans le noir complet. Je ne vois rien.

Quelqu'un me prend doucement la tête  entre ses mains : à ses ongles sur ma peau, je devine une femme.

Elle fait glisser ses doigts en effleurant délicieusement le tour de l'oreille, puis descend entre les petits cheveux courts de ma nuque. Les mains se séparent finalement pour s'arrêter sur les épaules en une ultime caresse lente et sensuelle. 

Une onde de plaisir m'envahit qui remonte les contreforts du cou jusqu'au sommet de la tête. L'une des mains, légère et délicate s'arrête finalement sous le menton. Le timbre d'une voix très douce me dit :

-" enfin, tu es là ! Je t'espère depuis si longtemps ! "

 

Un étrange apaisement me gagne, au son de cette voix caressante, sans que je puisse expliquer pourquoi.

Où suis-je ? Je connais cette voix ! Mais qui est-ce ?

 

Je risque un :

-" C'est toi, chérie ? ". Ma voix trahit une intense émotion.

 

-"Non, je ne suis pas ta femme ! ... Enfin j'aurais pu  ! ... "

ce n'est pas si simple de répondre : entre nous il y a de l'Amour, pourtant nous n'avons jamais été mariés, ...

disons que nous étions très complices."

 

La voix me gagne comme une caresse et m'emplit en une onde délicieuse et indescriptible.














-"Je ne comprends pas... Vous êtes … vous êtes ma maîtresse ?"

 

-"En pensée peut-être... Tant de désir entre nous ! Tant d'attente aussi, tant d'espoirs !

Tout ce que j'éprouvais pour toi, ce que ta seule présence enflammait en moi, c'était bien de l'amour, …et du désir aussi...

Un amour violent, accaparant mes jours et mes nuits, ...omni présent ! En pensées érotiques, les nuits où je mouillais mes draps en rêvant être dans tes bras, pénétré par ton corps brûlant de désir, possédé, soulevé par toi, c'était de l'amour, ça oui ! Mais je le cachais soigneusement...

…Toi, tu n'étais pas non plus indifférent à ma personne, c'est sûr ! Ta manière de rougir quand on se croisait, tes bégaiements comiques dès que tu m'adressais la parole, tout ça ne laisse aucun doute à une femme : je te faisais de l'effet."

 

-"Et alors ?"

 

-"Alors tu étais marié, ... nous sommes restés sages pendant tout ce temps ! Je souffrais en silence, j'étouffais ma passion. Te savoir dans d'autres bras, imaginer... c'était pour moi une grande souffrance. Chacune de nos rencontres était une émotion, faisant palpiter mon coeur à toute allure au fond de mon moi le plus intime... Mais je sais dissimuler mes sentiments, comme toutes les femmes, je crois..."

"Ici, c'est très différent. Nous n'aurons plus de limites, nous sommes entièrement libres. Nous allons enfin pouvoir exprimer ce que le monde nous imposait de taire... Mais ne t'inquiète pas, j'attendrai que tu sois prêt.

Maintenant, j'ai tout le temps car je sais que c'est désormais possible."

 

-"Pourquoi est-ce différent ?  Qu'est-ce qui est possible ? Où est ma femme ?"

 

-"Attends un peu pour poser des questions, tu veux bien ?"

" Ta femme n'est pas encore là. Elle lutte pour ne pas venir, c'est normal, et pourtant elle a tort. Elle devrait accepter, faire confiance...se laisser aller ! Mais de là-bas personne ne veut venir ici."

 

-"Mais d'abord où suis-je ? Je ne vois plus ! Que s'est-il passé ?"

 

-"Arrête de t'énerver, ça ne servirait à rien. Tu as eu un grave accident en rentrant du travail, hier soir. Reste calme, c'est fini ! Tu ne crains plus rien maintenant. Tout est achevé."

 

-"Un accident ? Je suis donc à l'hôpital ? Je ne me rappelle de rien !"

 

-"C'est normal, l'amnésie est souvent le procédé retenu pour l'intégration. Ca nous évite les réactions de rejet et les crises d'angoisses. Tu vas reconstituer les événements petit à petit.

Retiens ça : nous t'avons récupéré, tout va bien."

 

-"Où m'avez-vous emmené ? Et d'abord qui êtes-vous ?"

 

-"J'ai été désignée pour accompagner ton éveil. Je suis tellement contente ! Enfin près de toi !..."

 

-"Mon éveil, vous voulez dire mon réveil ?"

 

-"Ce que tu dois vivre maintenant, est plus qu'un simple réveil. Tu n'es pas encore prêt pour comprendre.

Fais-moi confiance, je te veux du bien. Tu vas suivre une phase transitoire d'adaptation..."

 

Les mots étaient dans sa bouche comme une douce mélodie, chaque syllabe comme une corde pincée sur un violon magique : ploum, ploum, ploum... Une nouvelle onde de plaisir me remonte tout le dos depuis les reins . C'est incroyable,  cette voix  me remplit d'une sensation délicieuse et indescriptible, dans mon corps et dans ma tête.

Bien, résumons...

J'ai subi un grave accident, soit !

Je ne vois plus, je ne peux pas bouger,  soit !

Je ressens du plaisir au son d'une voix féminine, qui dit me connaître et que je n'arrive pas à identifier... C'est plutôt agréable ! Mais tout ça est étrange, inhabituel ! Je ne m'imaginais pas les suites d'un accident comme ça... Je ne ressens aucune douleur, je me sens même plutôt bien ! Comment dire ? J'ai l'impression d'être différent ! ...l'impression que tout est différent, comme dans un rêve. Je me sens calme, serein, oui, tout à fait serein, comme si j'étais à l'abri des soucis désormais, comme si j'étais au-dessus des événements... Non pas que je ne me sente plus concerné, non ce n'est pas un détachement ni un désintérêt : c'est plutôt une impression d'invulnérabilité.  

Je me sens fort, et beau, voilà ! Cette voix, cette femme me désire, je le sens, et ça me rend beau :

C'est bien la première fois ! 

Pourtant je devrais être inquiet. Est-ce que j'ai encore mes deux bras ?

Et mes deux jambes ?

Je n'en sais rien ! Je ne peux pas me toucher, je ne peux pas me regarder.

Suis-je attaché ? Suis-je plâtré ?

 

La voix me sort de ma réflexion :

-"Tu n'es pas attaché, mais tes jambes ne te serviront plus jamais à marcher. 

Il existe ici d'autres moyens de te déplacer. Tu vas devoir apprendre."

 

-"Je suis donc paralysé ?"

 

-"C'est une paralysie du coeur, comme tous ceux qui arrivent ici. Mais reste calme, ce qui t'arrive n'est pas exceptionnel.

Ici, tu n'es pas seul dans ce cas. Tu as cultivé les germes de ta guérison, ils sont en toi. "

 

-"Et mes mains ? Je ne les sens plus !"

 

-"Oublie tout ça. Ecoute, à partir de maintenant, tu vas avoir besoin des autres, tout le temps, à chaque instant.

On dépend toujours des autres. La vie sans les autres n'est qu'une illusion."

(...)

"Tu ne pourras plus jamais vivre seul, vivre pour toi. Ici, tu dois penser collectif, c'est la seule condition, c'est le protocole.

Tu vas apprendre à vivre par les autres, et grâce aux autres : c'est un choix que tu as déjà fait, parfois, rappelle-toi... C'était alors un simple entraînement... Maintenant tu vas devoir aller plus loin,  car tu as franchi le bout du chemin ! Tu comprends ?"

 

-"Non, pas vraiment. Pourquoi tant de détours ? Si je suis dans une situation désespérée, je préfère le savoir tout de suite !"

 

-"Tes mains peuvent servir aux autres...  à toi elles ne serviront plus à rien, voilà...

Si tu acceptes le protocole, tu pourras  donner beaucoup de plaisir, rencontrer des gens à l'infini, et même visiter le monde sans limites ! Tu pourras être très heureux, mais il y a une manière de faire : tu ne dois pas chercher à prendre, tu dois chercher à donner. Le bonheur, tu le recevras si tu fais cela : donnes sans rien attendre en retour et reçois sans rien demander. Tu seras comblé.

Ici tout est gratuit. Aucune possession.  La vie ici est relation, et la relation est don.

Tout le reste n'est qu'illusion."

 

-"Donner, donner, c'est bien beau ! Et si je n'ai plus rien à donner, si je donne tout, que deviendrai-je ? Donner à l'infini, s'oublier, n'est-ce pas mourir un peu ?"

 

-"Non, au contraire, c'est là la seule Vérité. Mourir à toi-même, c'est vivre aux autres ! Ceux qui cherchent à sauver leur peau... meurent. Ici tu n'as plus rien à toi."

 

-"Mais si je n'ai plus rien à moi, que pourrais-je donner ?"

 

-"Le plus grand des cadeaux : toi-même ! Ton être, ton Amour, ta Vie. Il n'y a pas de plus grande action que de donner sa vie aux autres ! Il n'y a pas de plus grand bonheur aussi."

 

-"Me donner entièrement ? Comment pourrais-je ? Ca me fait terriblement peur !"

 

-"Ici tu n'es rien, alors qu'est-ce que tu as à perdre en te donnant ?

Tu ne peux vivre que dans la relation vraie, c'est-à-dire dans la relation d'Amour, en dehors de toute hiérarchie, de tout ascendant, en totale transparence :  tes souffrances, tes joies, tes pensées les plus intimes seront désormais connues de tous. C'est pour toi une nouvelle forme de relation qu'il te faudra apprendre : tu dois être vrai !

Cette relation vraie est incompatible avec toute idée de possession, car la possession permet la domination et la dissimulation : elle fausse la relation : c'est pourquoi tu ne t'appartiens même plus à toi-même !

A partir de maintenant tu dois absolument t'oublier : tu es mort à toi-même ! Tu n'existes plus que pour les autres, tous les autres. Donne-toi entièrement, sans aucune retenue !

 

-"Et si je ne veux pas, si je n'ai pas envie ?"

 

-" Si tu refuses, tu souffriras énormément, et personne ne pourra te guérir.

Oublie ta peur, abandonne-toi, fais confiance. C'est la voie du Bonheur, le chemin de la Vie : c'est le Protocole.

Tu verras c'est une juste loi....

Ne refuse jamais la relation ou tu tomberas dans l'abîme de la solitude. C'est un gouffre sans fond dont on ne ressort jamais. "

 

-"Et mes yeux ? Suis-je aveugle ?"

 

-"Les yeux sont source d'erreurs. Ici, tu seras en Vérité, et la vérité ne se voit pas, elle se vit.

Tes yeux sont désormais inutiles, mais ils pourront servir aux autres, car c'est dans tes yeux qu'ils existeront, c'est dans ton regard qu'ils se connaîtront.

Il te faudra développer une autre vision plus vraie, plus profonde, ... avec le coeur....  Je t'aiderai. ...D'autres t'aideront.

Le regard des autres te permettra d'exister, en vérité.

Tu pourras revoir la Lumière, mais c'est encore trop tôt. Tu n'es pas encore prêt. Patience !"

 

-"Quel est votre nom ?"

 

-"Je m'appelle Natacha"

 

-"Natacha ? Ah mais oui, je me rappelle ! ...Mais tu étais... Je te croyais ... définitivement ...« partie » ?...

Comment se fait-il ? ... Qu'es-tu devenue durant toutes ces années ? ... On te croyait ..."

 

-"Oui, effectivement, j'étais bien «partie»comme tu dis ...

Et pourtant si proche de toi...et des autres... mais vous étiez bien trop occupés... Personne ne me remarquait plus, j'étais comme invisible pour vous.

A vouloir faire quelque chose de sa vie, l'Homme court et se perd. Il oublie l'essentiel : la présence réelle des êtres aimés. Aujourd'hui, seul le virtuel est pris au sérieux, ce qui est un contre-sens.

Celui qui s'arrête et réfléchit passe pour un rêveur. Celui qui cherche la Vérité passe pour un illuminé, et pourtant !... "

(...)
"Ici tout est différent. Patience !  Tu comprendras... Je ne peux pas t'en dire plus. C'est encore trop tôt.

C'est à toi de découvrir progressivement... le chemin.

Tu as le temps, tout le temps désormais."

 

-"Mais je suis un hyperactif. Jamais je ne pourrai supporter d'être inactif, limité et dépendant..."

 

-"Oublie tes certitudes et tes anciens réflexes. Oublie le tourbillon dans lequel tu te perdais.

Ici est la Vérité que tu cherchais, il te suffit de t'ouvrir, c'est simple.

Mais d'abord il te faut accepter la grande rupture, la rupture d'avec le passé. 

Accepter la rupture, c'est parfois long et douloureux, mais c'est le protocole.

Ceux qui s'accrochent au passé souffrent énormément, car le passé n'est que regret, et le regret n'est que ténèbres.

Tu ne seras libre qu'après la grande rupture."

 

-"Ah et en quoi consiste la "Grande rupture" ?"

 

-"Rupture avec tout ce que tu possédais. Rupture avec tous tes anciens réflexes égoïstes. "

 

-"C'est-à-dire ? "

 

-Faire la Grande Rupture, c'est accepter la séparation d'avec l'ancien monde, d'avec le monde provisoire. Tu viens de naître. L'ancienne vie est morte pour toujours, figée à jamais. Ton amour, tes erreurs, tes partages, tes hésitations, tes refus : tout ce que tu as vécu est désormais écrit dans le Grand Livre. Nul ne pourra plus le changer, pas même toi, et les pages de ta vie seront pour toi bonheur ou souffrance éternels, selon ton coeur.

Mais ce que tu as fait n'est rien. Nos actes sont dérisoires face à l'immensité. Ce qui est important est ce que tu es devenu.

Les actes ne valent que par ce qu'ils nous façonnent. Et tu as accumulé suffisamment de potentiel pour trouver la Voie.

Tu vas vivre désormais en Vérité, dans la Relation...

Mais rappelle-toi, tu es désormais totalement transparent."

 

-"Tout le monde pourra connaître mes pensées ? Mais certains vont me détester !"

 

-"Avant de te juger, tu seras regardé dans ton intégralité, et tu seras compris en profondeur, en Vérité.

Cette relation vraie sera source de joie pour toi, mais aussi parfois de honte et de regrets : ton paradis ou bien ton enfer !

La pensée des autres sera ta lumière, ta joie, ou ta souffrance, et leurs regards, ta vérité : la seule Vérité désormais.

(...)

-"Ah j'oubliais, n'essaie pas de t'approprier quelqu'un, ne retiens personne. C’est interdit par le Protocole.  

N'essaie pas de te cacher, de t'isoler, tu te perdrais à tout jamais.

Sois «don» ... don de toi même... même si cela te fait peur.

Ici, chacun appartient à tous.

Tu vas voir, c'est formidable ! "

 

-"...Natacha ?"

 

-"Oui ?"

 

-"Merci ! Merci de t’occuper de moi ! Ta voix me rassure tellement. Si je pouvais…je t’embrasserais ! Tu es … si gentille, tu es …vraiment formidable ! Natacha, je m’en veux de t’avoir oubliée ...si j’avais su… à quel point … Quand tu es là c’est tellement formidable…   je crois bien que toi et moi… enfin moi  ... tu comprends ?? …Oui, c’est ça…je … je t'Aime ! Je t’aime Natacha !"

 

A ce moment quelqu'un a du allumer la lumière de la chambre, et j'ai vu un court instant, j’ai vu la lumière qui rayonnait d’elle.  Natacha, penchée sur moi, son visage resplendissant de gentillesse et d'amour.

Encore plus belle qu'avant ! Elle était lumineuse.

Un bonheur intense, très fort me remplit... Puis une sensation bizarre, l'impression de flotter dans l'air. J'étais soudain très léger, très libre.

J'étais comme soulevé, attiré par elle, sans faire un seul geste. Elle ne disait plus rien mais j'avais la certitude de tout savoir d'elle. Je me rapprochais d'elle, toujours plus près, encore plus près...

Je la sentais maintenant si proche, ... on allait se toucher. Non ! c'était plus proche encore... Tellement proche ! Comment dire ?

Je rentrais au dedans d'elle ! Elle était au dedans de moi ! Elle était magnifique de l'intérieur aussi. Nos esprits étaient unis si fort ! Comment était-ce possible ? Une vraie communion de nos deux êtres. Nos corps et nos esprits, nos deux êtres ne faisaient plus qu'un !

Nous étions fondus l'un dans l'autre, et c'était délicieux.

J'étais dans un tourbillon exquis qui ressemblait à un orgasme, mais en bien plus fort, plus intense, plus complet. Elle me donnait son corps et son esprit aussi. J'étais moi. J'étais elle aussi. A nous deux nous étions bien plus que le résultat d'un simple rapprochement. Tous l'Univers semblait participer à notre Amour. Nous étions au centre de toutes les galaxies dans un tourbillon géant et bienfaisant d'où émanait une grande force, un immense bonheur... !

 

C'est alors que je dis une bêtise :

-"Natacha, je suis si bien quand tu es là ! Je veux que tu restes avec moi, tout le temps !"

 

Une douleur fulgurante me saisit alors brutalement la tête. Le grand tourbillon lumineux s'arrête brutalement. Je me sens projeté loin de Natacha, comme arraché en dehors d’elle : ça fait terriblement mal. De nouveau le noir...

 

-"Tu n'as pas le droit de t'approprier quelqu'un car tu réduis la relation des autres. Rappelle toi le protocole : ici, chacun appartient à tous. A cause de toi je vais partir. Ca y est, je suis appelée... Au revoir ! N'oublie pas le Protocole !..."

 

Puis un grand silence... Le noir ! La douleur s'estompe. Un grand vide, vertigineux...angoissant.

Où suis-je ? ...Que m’est-il arrivé ? Était-ce un rêve ? Ah, Natacha… !

Natacha ! ...Pourquoi je pense à elle maintenant ? Je ne sais pas…

Elle faisait partie de ces femmes jolies, sans être fières. Sympa, toujours prête à rendre service... Elle avait un corps de rêve ! Et puis elle avait un si joli sourire, ...et des yeux ! ...Ah ses yeux ! Pétillants de malice, langoureux quand elle te disait : « s'il te plait... » Elle me faisait fondre ! Je n'aurais jamais pu lui dire non, et je m'efforçais de conserver la bonne distance : ni trop loin, ni trop proche. Garder la complicité sans aller plus loin. Je prenais un grand plaisir à réaliser le moindre de ses souhaits avec empressement.

Elle occupait une partie de mes rêves, une partie de mes nuits, aussi, en pensées...

Mais c'était une fille bien, qui n'aurait jamais essayé de piquer un homme marié. J'avais de l'estime pour elle, et je crois que c'était réciproque.  Natacha, c'était un joli coeur dans un joli corps. La femme idéale !

Chaque fois que je la croisais, au travail, mon coeur se serrait, une certaine émotion me gagnait, c'était l'instant magique... J'osais parfois un coup d'œil furtif sur ses formes parfaites, au risque d'être surpris et de rompre la confiance qu'elle avait pour moi... Ses fesses rondes et charnues, ses épaules si droites et son dos cambré au bon endroit, quelle fière allure, quelle classe ! Son port de tête, son cou, sa nuque où traînait quelques petits cheveux oubliés du reste de sa coiffure...

La mode découvrait chaque année une nouvelle partie de son corps : une année c'était les jambes, le galbe de ses mollets, et la fermeté de ses cuisses, ses genoux si mignons... Une année c'était un large décolleté laissant apparaître le début d'une généreuse féminité : ses deux fruits défendus, ronds, fermes, redressés et provocants. L'année suivante c'était le nombril et son ventre si plat, si ferme... Puis le bas du dos et le début de la fente qui présage les fesses, toniques et rebondies.

Comment résister à tant de merveilles ? Comment ne pas regarder ? Comment ne pas y penser ?  Natacha, c'était le soleil de mes journées à la compagnie qui nous employait tous les deux...

 

Mais était-elle vraiment là ?

Comment aurait-elle su  ? Où était-elle durant toutes ces années ? Elle aussi avait eu un grave accident. Un refus de priorité je crois ou quelque chose comme ça. Un camion qui s'était brusquement trouvé en travers de sa route. Elle était allée s'encastrer dessous avec sa voiture... Elle avait été hélico-transportée dans je ne sais quel hôpital, puis on n'avait plus jamais eu de ses nouvelles. On ne s'était pas posé beaucoup de questions non plus... J'ai honte. Je n'ai pas été très bon comme ami.



Puis la société avait déménagé, et on avait tourné bien des pages, occupés à sauver notre emploi, comme tant d'autres !


Natacha ? A vrai dire on l'avait un peu oubliée. On la croyait même morte.

C'est drôle la vie ! Se retrouver comme ça, par hasard... Je suis content de l'avoir revue et de retrouver cette complicité d'antan. Elle est toujours aussi délicieuse !

 

 

 

 FIN DU CHAPITRE 1



POUR LA SUITE CLIQUEZ SUR : "REVERIE. CHAPITRE 2"
Bonne lecture !

 

par DJU 770 publié dans : LE LIVRE communauté : Litterature
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Jeudi 17 avril 2008
A TOI MON ETOILE,
LUMIERE BIENFAISANTE
COULEUR SUR LA TOILE
DE MES JOURNEES DANSANTES

A TOI LE NUAGE GRIS
OMBRE SUR LA FOURMILIERE
DU CIEL DE PARIS
DOUCEUR FAMILIERE

A TOI LE VENT
TOI QUI COLORES
LES JOUES DES GENS
QUI MARCHENT DEHORS

A TOI LE CIEL SI BLEU
OU MON OEIL SE PERD
OU MON RÊVE AVENTUREUX
PARFOIS DEVIENT PRIERE

A TOI LA GOUTTE DE PLUIE
QUI BRILLE SUR LE BETON
FEUTRE TOUS LES BRUITS
ET MOUILLE TOUS LES SONS

A TOI NATURE, A TOI LA VIE,
A TOI LE BONHEUR
QUAND TU ME SOURIS
LUMIERE DE MES HEURES

JE TE DIS MERCI !

DJU770
par dju770 publié dans : POESIE communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Mardi 1 avril 2008

TU DORS ENCORE ET JE ME REVEILLE
JE TE SAIS, JE T'ATTENDS, TOI MON PETIT SOLEIL
SUR MON CAFE ENCORE ENDORMI
NOIR EST CE MATIN, NOIRE EST LA NUIT

SUR LA TABLE UNE FRAGILE FLEUR ROUGE
QUI AU MOINDRE SOUFFLE BOUGE
DEJA UN SIGNE DE TA PRESENCE
AU MILIEU DE CE BIENFAISANT SILENCE

PUIS JE SUIS DANS MA DOUCHE
DERRIERE LA PORTE, TA VOIX, TA BOUCHE
QUI ME CRIE UN JOYEUX : BONJOUR !
ET ME PRESSE A PASSER AU SEJOUR

SUR LE TROTTOIR VITE JE MARCHE
POURTANT SEUL, JE SENS TA DEMARCHE
ET TA CHALEUR, ET TON PARFUM
QUI M'ACCOMPAGNENT EN CE BEAU MATIN

DEVANT MON ECRAN ENDORMI
JE REPENSE A CETTE NUIT
A TON VENTRE, A TES FESSES
A TOUTES NOS PROUESSES

VITE JE TERMINE
DEJA LE JOUR DECLINE
J'AI HATE DE RETROUVER
LE PETIT SOLEIL DE MES JOURNEES

DJU770

par dju770 publié dans : POESIE communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Vendredi 21 mars 2008
TOI QUI TE REJOUIS
DE MES JOIES,
QUI DANS L'ENNUI
PLEURES AVEC MOI,

TOI DE QUI
MON SOURIRE PARFOIS
DE MA PESANTE NUIT
DEPEND, JE CROIS

TOI ENCORE
QUI DE MES DOUTES
DEVIENS LE SUPPORT
ET ME DIT : VAS SUR LA ROUTE !

A TOI L'AMI(E)
JE VEUX DIRE MA CHANCE
JE VEUX DIRE MERCI
DE TA DISCRETE PRESENCE.

DJU770

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par dju770 publié dans : POESIE communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Vendredi 21 mars 2008

La rencontre d'un homme et d'une femme trouve-t-elle son apogée dans la sexualité ?

Oui et non.

il est des complicités profondes, des vibrations communes, des regards omplices.  Il est des relations sages qui en disent long... L'Amour sans le sexe existe, et peut rendre heureux.

Et le sexe sans Amour, me direz-vous ? une relation qui prend et ne donne rien. ..   Au delà du plaisir éphémère, il laisse souvent un goût amer, un manque,  une frustration, parfois une douleur profonde et tenace. Le sexe sans Amour a-t-il seulement un sens, une signification ? Geste dérisoire où l'Etre est dégradé au rang d'objet de plaisir, et où la Relation passe à côté de l'essentiel :         le don de soi.

Il reste bien sûr le meilleur : la relation vraie, dans le cadre de l' Amour avec un grand "A". Je me donne entièrement à toi, je veux ton Bonheur comme tu recherches le mien. Je te donne tout : ma Vie, mon Corps, tout mon Être, et je reçois tout de toi : ta Vie, ton Corps, tout ce que tu es, tout ce que tu représentes pour moi. La fusion des corps devient l'aboutissement de notre Vie, le summum de notre Amour : n'être plus qu'un, ne plus savoir l'espace d'un instant où je finis et où tu commences.

Dans cette première page de "Rêverie", j'ai voulu décrire une relation homme / femme qui va très loin, qui emporte sur la vague du Plaisir partagé, sans le sexe.  Le texte est "chaud", et pourtant "soft". L'essentiel est suggéré.

DJU770
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par dju770 publié dans : REFLEXION communauté : Parlons d'amour
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Mercredi 19 mars 2008

Se dire, ...  s'offrir, ...se risquer ...face à l'incompréhension, à la critique, au rejet ?
Qui peut espérer se résumer en quelques mots, en quelques images ? L'être humain est si complexe, ses aspirations tellement nombreuses et diverses. L'espace d'un blog suffit-il ?

Notre pauvre vocabulaire est limité... L'Homme est infini !

Au travers de mon livre "Rêverie" certains imagineront peut-être les pensées profondes, les espoirs fous que j'entretiens avec la Vie, avec l'Etre Humain, et ce vers quoi j'espère tendre : le Bonheur total, le vrai Bonheur !

Etre enfin heureux pleinement et totalement heureux n'est-il pas la grande aspiration de l'Homme ?
Posséder, acheter, consommer des biens et des personnes est une des pistes possibles vers le plaisir, mais l'accumulation de plaisirs est-elle le "Bonheur" ? Je ne le pense pas.

Diriger, contrôler, commander peut donner l'illusion d'être quelqu'un, "d'exister pleinement". Certains y trouvent leur joie, leur satisfaction. Ce n'est pas la voie qu'il m'a été donné de vivre.

Le Bonheur est pour moi un chemin, une lutte : lutte contre moi-même, lutte pour "l'autre", et vers "l'autre". Le Bonheur est relation, échange, don. Le Bonheur n'est pas un cadeau parachuté du ciel un beau jour, il est construction intérieure, volonté profonde, manière de voir et d'agir. 
Le Bonheur est au fond, tout au fond de soi.

M'oublier, m'effacer un peu pour que l'autre existe davantage, voilà ce qui rend Heureux.
Me taire pour mieux entendre tout ce que l'autre aimerait dire...
Accepter de recevoir tout de l'autre. 
Voir en l'autre non pas ce qu'il est, mais ce vers quoi il tend, et ce dont il est capable.

L'Etre humain est grand. Il est appelé à grandir tout au long de son existence.

Et si le Bonheur c'était de rappeler à tout être humain sa valeur infinie ?

DJU770
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par dju770 publié dans : REFLEXION communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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